La pop culture a ses icônes que l’on feint régulièrement de blasphémer. Mais la place particulière qu’elles occupent dans la bande son de nos trajectoires de vie est loin d’être anodine. Et s’il était possible de remercier l’une d’entre elles, celle qui fait partie de notre intimité sans en avoir l’air, celle dont la voix sublime discrètement notre quotidien au rythme entêtant des battements de nos cœurs ? S’il était possible de remercier Céline Dion ?

Crédits
Episode 2: « Lettre à Céline Dion »
Un texte de Marion Labbé-Denis
Réalisé par Caroline Garnier et Elodie Bedjai
Voix : Marion Labbé-Denis
Musique originale : Lucas Beuneche
Montage, habillage et mixage : Lucas Beuneche
Production exécutive et artistique : Elodie Bedjai
Illustration : Annaïs Helou
Archives : Institut National de l’Audiovisuel
Droits musicaux pour les musiques de Céline Dion et Aya Nakamura : SACEM
Interprétation des musiques et des textes de Céline Dion et de Aya Nakamura pour le podcast : Lucas Beuneche et Marion Labbé-Denis
« Je voulais vous dire », une série de podcasts Cultur’easy
Une conception originale de Elodie BedjaiCaroline GarnierMarion Labbé-DenisMarie Duris et Amélie Gonin.
Produit par Cultur’Easy

Retranscription de la Lettre à Céline Dion

Céline,

Si je vous écris aujourd’hui c’est que je réalise combien les chansons que vous avez interprétées, ont accompagné avec une assiduité quasi inégalée presque tous les chapitres de mon existence. Alors je voulais vous remercier, il y a des choses comme ça qui ne s’expliquent pas. Cela dit, je vais quand même essayer.

Ce n’est pas comme si j’avais évolué en même temps que vos albums

D’une part, parce que je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup évolué, et d’autre part parce que pour être tout à fait transparente avec vous, comme on dit dans la start-up nation je ne les connais pas tous, loin de là.

Mais c’est un peu comme si les différentes périodes de ma vie avaient été rythmées par le même habillage sonore, votre voix, et les premières notes de certaines de vos chansons.

En même temps, il faut reconnaître que vos albums déclenchent une sorte de ferveur intergénérationnelle, qui s’inscrit non pas autour de la personne que vous êtes, mais de votre musique, en réalité. En tous cas c’est le sentiment que j’ai.

Un sentiment que ma propre mère ne s’explique pas

Elle ne comprend pas, se demande parfois ce qu’elle a bien pu rater dans son éducation, alors que c’était le sien, cet album. Elle est fière d’avoir écouté les Cranberries oui, Les Rita Mitsouko peut-être, mais Céline Dion, non. Je la soupçonne d’être un peu hostile à l’égard de la partie Vegas de votre carrière. Trop de paillettes, sans doute, elle est plus Doc Martens.

Cela dit, paillette ou non, je ne crois pas que l’on n’aime pas Céline Dion comme on aimait Billy Crawford ou Alizée à coups de posters A3 récupérés dans un magazine StarClub de juin 2005. On aime Céline Dion comme si elle avait toujours été là. Vous faites un peu partie de nos univers à tous. Tout le monde connaît votre travail et/ou serait capable de le reconnaître. Inutile d’être un cador du blindtest pour hurler CÉLINE DION aux premières notes de Prière Païenne.

Les mains serrées, ça c’est facile, fermer les yeux, j’aime plutôt ça, genoux pliés, pas impossible, se taire un peu, pourquoi pas.

Oui, je crois que c’est un peu ça. Tout le monde vous connaît, tout le monde sait que vous êtes là, quelque part. Enfin c’est la perception que j’en ai. Et j’ai décidé que j’étais objective. Ceci étant, contrairement au code civil, ou à la capitale de la Lituanie, je n’ai aucun souvenir du moment où j’ai découvert votre existence.

Pour moi, vous êtes un peu comme la Tour Eiffel ou Jacques Chirac, vous avez toujours été là.

Je me souviens vaguement d’une cassette audio avec un mix assez couru à l’époque qui allait de Céline Dion à Joe Dassin en passant par Guy Marchand. Un genre de cocktail musical assez détonnant, mais qui semblait sur le moment totalement cohérent. J’écoutais cette cassette sur mon magnéto Fisherprice, et je dois vous dire que je me suis prise pour une graine de star plus que de raison, sans doute jusqu’à ce que la cassette ne supporte plus les rembobinages intempestifs.

Nombre de mes lubies, je dois bien le reconnaître, n’ont pas été partagées par mes proches

Je me revois notamment chantonner du Jacques Brel en jouant à la poupée à 8 ans par exemple. Je trouvais ça formidable, mais j’avais du mal à susciter le même enthousiasme chez mes copines. Pour ma défense, je crois que c’est un peu mes équipements qui décidaient de ce que j’écoutais.

À la radio, je ne captais que Chérie FM et puis, j’avais une cassette d’adultes. Dessus, il y avait Jo Dassin, d’autres mecs et puis Céline Dion. Mon destin était plié, mais cette lubie là, au moins, serait partagée.  Sur cette cassette, donc, il y avait le titre D’amour ou d’amitié, l’un de vos tous premiers tubes et je me dis quand même c’est fou, à l’époque vous n’aviez que 14 ans. Et, vraiment, vraiment… Voilà.

Moi à 14 ans, je faisais vaguement de la flûte à bec en bavant bruyamment sans trop savoir où mettre mes doigts

Je faisais juste tout ce qui était en mon pouvoir pour que ça ressemble le moins possible au coup de sifflet de la mi-temps sur un Guingamp-Metz. Mais à aucun moment, je ne figurais sur une cassette audio aux côtés de Guy Marchand. Il faut croire que ce n’était pas ma destinée.

J’étais bien consciente que je n’allais pas faire carrière, et ce n’est pas ma participation au club de philatélie du quartier qui allait faire grimper ma cote. Mais ça ne m’a pas empêchée, je crois, de chantonner les paroles d’un titre qui clairement n’était pas de mon âge. Ni du vôtre d’ailleurs.

Je crois que l’on oublie trop souvent certains éléments de votre histoire

Vous êtes née à Charlemagne, au Québec, en 1968, comme ma mère, pour 68, pas pour le Québec. Vous étiez la dernière d’une famille de 14 enfants. 14, je ne m’en remets pas. J’ai aussi lu de source sûre (Wikipédia, évidemment), que vous étiez de lointaine ascendance normande et bretonne.

Alors oui, ça remonte au 17ème siècle, et je pense que c’est une manipulation de plus d’un breton qui essaie encore de s’attribuer les mérites de ce qui se fait de mieux. Le Mont Saint Michel ne suffisant pas, il laisse courir la rumeur selon laquelle, vous aussi, vous venez de chez nous. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser “Ah bah voilà, c’est pour ça, nan mais il n’y a pas de hasard.”

D’amour ou d’amitié, la fameuse chanson qui pour moi, a été sponsorisée par Fisherprice, est sortie en 83

En 1988 vous avez représenté la Suisse pour l’Eurovision, comme quoi vous êtes vraiment une citoyenne du monde.

1991, vous en êtes déjà à votre onzième album avec Des mots qui sonnent, un album qui contient des reprises de la comédie musicale Starmania, grâce à laquelle nous avons presque tous cherché le soleil au milieu de la nuit.  

En 1995 sort l’album, D’eux, écrit par Jean-Jacques Goldman. C’est l’album francophone le plus vendu en France et dans le monde. Rien que ça ! Et après, on ose me demander pour quelle raison je l’aime cet album ? Mais quel culot.

Vous dites que Jean Jacques Goldman vous a fait déchanter.On peut lire ici et là que les mélismes et les puissants accès de voix seraient moins nombreux sur cet album. Il y aurait plus de sobriété dans l’interprétation… Et pourtant nous, quand on vous chante, on ne fait que très rarement dans la sobriété. Au sens propre comme au figuré d’ailleurs.

Le magazine Rolling Stone a même parlé au sujet de vos interprétations de “sentimentalisme grandiloquent” et d’un “manque d’authenticité”

Allant même jusqu’à écrire “Plus c’est gros, mieux c’est, trop n’est jamais assez”, moi je répondrais à ce journaliste que peut-être que parfois Too much is the new black, justement. Personne ne demande à Céline Dion de nous faire du cinéma d’art et essai vocal ou d’être dans la retenue, ça se saurait.

En 97 My heart will go on, bande-son célébrissime du film Titanic de James Cameron, devient le titre le plus vendu au monde

Au début des années 2000, 95 millions de dollars sont investis dans la construction d’un amphithéâtre baptisé le Colosseum spécialement conçu pour votre spectacle A New Day, à Las Vegas. C’est l’un des spectacles en résidence les plus rentables de l’histoire. La salle est pleine tous les soirs, 723 représentations à guichet fermé. C’est fou.

À vous seule, vous avez vendu plus de 200 millions de disques à travers le monde. Quand on sait que les L5 n’en sont qu’à 4 millions à elles 5… Ça impressionne.

Vous avez reçu cinq Grammy Awards, deux Oscars, le Legend Award… Une étoile à votre nom existe sur le Walk of fame de Los Angeles depuis 2003. On vous a même remis la médaille de Chevalier de la Légion d’honneur en 2008. Je suis un peu fascinée.

Vous avez collaboré avec des artistes très différents les uns des autres

Jean-Jacques Goldman oui, mais aussi Barbara Streisand, R Kelly, Zaho, Grand Corps Malade, Francis Cabrel, Vianney, Sia et même David Guetta. Excusez-moi du peu.

Mais revenons à l’objet de mon amour inconditionnel, cet album qui a signé votre entrée définitive dans mon panthéon personnel.

Je me souviens parfaitement de cet album bleuté, il appartenait à ma mère, qui à l’époque écoutait aussi Patricia Kaas et Tori Amos, pour moi, c’est la même époque. Je me souviens d’être assise sur le Lino vert du salon au pied de la chaîne hifi dont j’ai conservé les enceintes, le livret de l’album entre les mains en hochant la tête, car Le ballet va commencer.

J’ai bien conscience que je suis nostalgique d’une période depuis bien longtemps révolue

Et que mon admiration sans faille y est étroitement liée.

Mais cet album de 95, c’est du vent dans les cheveux, un signe de ralliement, les battements du mon cœur qui s’accélèrent. C’est une pochette au graphisme exceptionnel, une coupe de cheveux typique des années 90 et des envolées lyriques que je ne maîtriserai jamais. C’est toute une époque en fait.

Sur la pochette, il y a un portrait de vous avec un regard empreint de mélancolie et beaucoup de grain dans l’image. Au dos, une photo de vous et de Jean-Jacques, et vous riez fort. Preuve s’il en fallait d’une complicité certaine et d’une collaboration fructueuse en tous cas dans mon imaginaire. Et peut-être qu’au moment où la photo a été prise, René disait et là, cet album, on en parlera encore en 2022, il avait raison.

Cet album, c’est une suite inépuisable d’inspiration qui me permet de transmettre partager sans avoir les mots qui suscite une sorte de communion presque religieuse. Et pourtant dieu sait qu’en termes de paroles, on est aujourd’hui loin de ce qui constitue mon référentiel de valeurs.

Bien sûr Jean-Jacques Goldman est un génie, mais c’est vrai que quand on écoute, pour que tu m’aimes encore on peut s’interroger

Je te jetterai des sorts, pour que tu m’aimes encore, j’irais chercher ton cœur si tu l’emportes ailleurs

Et le consentement ? Non ? Motus ?! Je sais bien que c’était pas encore hyper à la mode en 95. Mais quand même.

Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir, vos jeux seront les nôtres si tel est ton désir

Ah non, ben non. Déni total de sa propre valeur, trouble de la personnalité, dépendance affective… Joli tableau. Personnellement c’est vrai que de ce point de vue là en termes de rupture je me rangerai davantage derrière Aya Nakamoura et consorts ‘C’est fini, c’est la vie, qui va se négliger, je vais pas me négliger’.

C’est vrai qu’entre l’option A ne pas se négliger, et l’option B qui consiste à s’immoler par le feu en cas d’amour à sens unique, pardon Jean-Jacques, mais autant mais je vais choisir la moins risquée pour ma peau qui marque.

Pourtant, j’ai la ferme impression que ce sont les mêmes personnes qui se lèvent presque immédiatement pour aller danser

Remarqué il y a peu, mais ça m’a tout de même frappé. Je crois qu’il y a quelque chose de cathartique là-dedans. Je crois qu’au fond ce qui vous rassemble, c’est une certaine forme de puissance, de présence.

Ce sont vos morceaux qui nous ont fait et nous font encore plisser les yeux, avancer le menton vers l’avant, se faire deux-trois rides au front et serrer le poing pour entonner un magnifique playback. Et ce, à n’importe quel moment de la journée.

J’ai reçu, pour mes trente ans, le vinyle de cet album que j’ai tellement écouté en version Compact Disc en 95. Et à chaque fois que je dépose le diamant de ma platine dessus, j’ai des petits frissons. Alors, je voulais vous remercier.

Céline Dion, on vous doit nos plus beaux road trips en voiture, un nombre incalculable de karaokés sauvages, nos plus belles improvisations vocales, et quelques joyeux massacres en termes de justesse

On vous doit nos plus belles scènes de mélancolie, la larme à l’œil, la tête posée contre la vitre d’un train en marche. On vous doit des réunions improbables sur la piste de danse et des pas de danse mal assurés parfois, mais plein de sincérité. Je trouve ça incroyable de faire partie de la vie intime de tant de gens. Parce que je sais de source sûre que je ne suis pas la seule.

Pour certains c’était Johnny, pour nous c’était Céline Dion. On peut tous se retrouver presque unanimement d’accord sur vos morceaux. Mes copines, mes cousines, mes tantes et même mon copain Zacharie qui pourtant, n’est pas vraiment un fan de la première heure.

Et inévitablement, on vous doit aussi nos plus beaux yaourts

Pour certaines chansons que l’on a pourtant, beaucoup, beaucoup chanté, on n’a jamais tout à fait compris le sens des paroles. Mais ça ne gâche rien, on les réinvente à chaque écoute. Je sais par exemple que sur J’irais où tu iras, je n’ai jamais bien saisi ces histoires de chameaux, d’escampette et de fille de l’air. Et d’ailleurs, jusqu’à très récemment je disais avec beaucoup d’entrain quelque chose comme :

Chez moi les forêts se balancent. Et les foies gras tuent le ciel

Oui, pendant très longtemps j’ai cru que vous disiez les foies gras tuent le ciel.

Je ne comprenais pas bien et en même temps je n’ai jamais trop cherché, je me suis dit, bon le foie gras, les canards, le ciel, pourquoi pas.

Mais, je m’égare, si je vous écris pour vous remercier de m’avoir accompagnée dans tant de petits moments pourtant significatifs à mon échelle, je sais que je dois également demander pardon. Pardon aux amis de ma mère, à mes exs, à mes voisins et probablement même à mon chien. J’insiste sur ma ferveur parce que j’ai été jusqu’à me fâcher avec un DJ, je dis un, mais il y en a probablement eu d’autres.

Je me suis donc fâchée avec ce DJ parce qu’il m’avait refusé un Céline

Oui, d’ailleurs, on dit “Me refuser un Céline”, cette troupe de mot a du sens. Et c’est quelque chose qui ne peut pas réellement être réutilisé pour quelqu’un d’autre. Pour un Johnny, à la grosse limite. Mais on ne dit pas “Il m’a refusé un André Rieu” par exemple. Non, “Refuser un Céline”, c’est du sérieux. C’est comme si “Un Céline” était à la fois un objet à part entière et une sorte d’unité de mesure. Un Céline, deux Célines. Vous prendrez quoi aujourd’hui ? Oh et bien mettez moi deux Céline et un podcast sur la gestion de la frustration par exemple, ça me semble bien pour démarrer la semaine.

Alors, oui, je profite de cette lettre ouverte pour m’excuser un peu auprès d’eux. Enfin, je m’excuse. Soyons clairs, je ne les comprends pas et pour éviter le conflit, je choisis de m’excuser.

Parce qu’au milieu de tout ça naît une certaine incompréhension effectivement, que j’ai fini par percer à jour. Ce décalage, avec ma mère comme avec les DJ de France et de Navarre, vient d’un constat simple : on ne met pas les mêmes choses derrière vos chansons. 

Je m’explique

Je me souviens que nous avions avec mes copines comme beaucoup d’entre nous, je me doute que nous sommes loin d’être uniques, une chorégraphie fabuleuse sur le refrain de l’un de vos titres. Cette chorégraphie, très basique au demeurant, repose évidemment uniquement sur du playback de qualité et du mime littéral. Alors je ne vous dis pas comment on mimait les mots locomotives et sofa, parce qu’on s’y perdrait.

Mais c’est un instant qui se détache, parce que c’est LE moment où on se regarde toutes, dès les premières notes on se lève, on arrête tout ce que l’on était en train de faire. On écrase sa cigarette, on repose son verre, on met en pause cette discussion pourtant passionnante sur les franges, la cuisson des pâtes, le réchauffement climatique et l’uberisation du monde, et on avance vers la piste.

Chacune à son rythme, certaines en sautillant, d’autres en redressant les épaules, on a toutes ce petit sourire en coin, et cet air de savoir exactement où on va, impossible de nous interrompre. Poussez-vous, poussez-vous. Voilà ce que nos yeux disent.

On se comprend instantanément, on arrive avec une telle confiance sur la piste de danse, qu’elle soit réelle ou imaginaire, c’est en fait une sorte d’instant magique, de bulle de sororité presque. Ça nous rassemble, et il y a un moment de communion entre nous. On se regarde, on se fait des signes, on serre le point, on tourne la tête à droite à gauche en se la jouant les artistes torturées, et plus rien d’autre n’existe autour.

On est instantanément dans une sorte de confiance absolue dans la suite

Peu importe laquelle de suite, d’ailleurs. C’est une sorte d’incantation magique. On plisse très fort les yeux sur les A, et on accentue le chant sur toutes les voyelles.

On danse ensemble, et c’est tellement rassurant, c’est comme si en se dandinant comme des possédées pendant 3 minutes 57, on se faisait la promesse d’être toujours là pour se rattraper les unes les autres dans n’importe quelle situation. Et on sait bien que dans l’absolu, on n’en sait rien, que demain sera toujours aussi incertain, que la vie ce n’est pas gaufrette et que les promesses n’engagent que ceux qui y croient… Mais dans les faits à ce moment-là, c’est une certitude d’une potentialité incroyable.

Et c’est à ce moment-là, bien souvent, que l’une d’entre nous s’écrie “Oh je sais”, je vais me faire tatouer “On ne change pas” en morse, sur le poignet. Et bien évidemment tout le monde lui dira MAIS C’EST UNE IDÉE DE GÉNIE ! C’est brillant ! Brillant !

Alors voilà pour tous ces moments, qui ne semblent pas sortir de l’ordinaire mais qui sont pourtant si précieux, je tenais à vous remercier

Vraiment, parce qu’à chaque fois que je suis confrontée à une baisse de moral, à ce qu’on appelle communément un petit coup de mou, que ce soit dans le métro, à vélo ou en voiture, je vous écoute très fort dans mon casque ou sur mes enceintes et je revois instantanément tous ces instants qui scintillent un peu, je ressens une sorte de vague d’amour inconditionnel pour tous les gens avec qui je les ai partagés et je vais mieux. Et je me dis que tout est possible. Bien sûr, ça peut sembler un peu naïf, mais c’est parfaitement assumé.

Je prie nos rêves, je prie nos bras, c’est comme une machine à fond de train, comme une locomotive qui foncerait sans fin, je sens, j’écoute et j’apprends je vois, Je vais mon chemin. Bref, Je sais les hivers, je sais le froid, mais la vie sans vous, je sais pas.

Alors Michel Drucker avait raison.

Illustration de la Lettre à Céline Dion
Illustration de la Lettre à Céline Dion

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1 Comment

  1. MME LAVALLETTE BRIGITTE Répondre

    Alors 1000 fois d’accord avec ce si bon Podcast,moi qui si FAN de la première heure et possède tous ses CD,Merci pour ce beau moment

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